Dans les coulisses de l’international : le rôle clé des Responsables Relations Internationales de CESI

Dans cette page :
- Les zones géographiques de travail des responsables des relations internationales
- Ruth Lied, responsable des relations internationales (région Nord-Ouest) sur sa mission aux États-Unis
- Alexandre Phan, responsable des relations internationales (région Est) sur sa mission en Thaïlande
- Laurianne Giteau, responsable des relations internationales (région Ile-de-France, Centre) sur sa mission en Afrique
- En conclusion
Les Responsables des Relations Internationales (RRI) jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre de la stratégie d’internationalisation de CESI. Leur mission va bien au-delà de la simple gestion administrative : ils sont au cœur des négociations et des partenariats internationaux, veillant à la mise en place de nouveaux accords d’échange académique ou de double diplôme, tout en assurant le respect des exigences administratives, juridiques et pédagogiques. Ils sont les intermédiaires essentiels entre la direction de l’école et les bureaux des relations internationales des institutions partenaires.
Les responsables des relations internationales sont également responsables de la promotion de CESI dans leurs régions du globe respectives, en suivant de près l’évolution des partenariats existants et en identifiant de nouvelles opportunités. Leur rôle inclut la coordination des mobilités internationales entrantes et sortantes, le recrutement des étudiants internationaux, ainsi que l’organisation de divers événements internationaux et salons de recrutement. Ils travaillent en étroite collaboration avec des acteurs clés du secteur de l’enseignement supérieur et des relations internationales, tels que les ambassades, les lycées internationaux, Campus France, les entreprises et les organisations internationales, afin de renforcer la visibilité et l’attractivité de CESI à l’international.
Les zones géographiques de travail des responsables des relations internationales
Ils sont généralement affectés à des zones géographiques spécifiques en fonction de leurs affinités personnelles, compétences linguistiques et expériences culturelles tels que l’Amérique du Nord, l’Afrique anglophone, le Benelux, l’Asie ou encore la Scandinavie. Cette répartition permet de mieux comprendre les enjeux locaux et facilite les négociations avec les partenaires internationaux. Une coordination étroite entre les RRI permet également de partager les responsabilités, notamment lorsque les zones géographiques se chevauchent.
Les déplacements à l’international, les conférences et les visites d’universités partenaires sont des outils essentiels dans la stratégie de développement des relations internationales. Ils permettent de renforcer les partenariats, d’adapter les programmes aux besoins internationaux et de faciliter la mobilité étudiante à travers le monde.
Ruth Lied, responsable des relations internationales (région Nord-Ouest) sur sa mission aux États-Unis
Les déplacements internationaux jouent un rôle clé pour nous, RRI, car ils nous permettent de mieux comprendre les tendances dans les projets d’internationalisation, les enjeux des universités dans ce domaine, et les financements auxquels ces institutions ont accès. Lors de mon dernier voyage aux États-Unis en février, en binôme avec Thierry Duval, responsable des relations internationales (région Ouest), j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des responsables de Community Colleges et d’universités américaines, irlandaises et françaises. Ces échanges nous ont permis de mieux comprendre leurs priorités en matière de mobilité et de partenariats. Nous avons également réfléchi à la manière d’adapter nos programmes pour attirer des partenaires universitaires et des étudiants américains. Ce type de mission n’est pas seulement destiné à recruter des étudiants, mais aussi à renforcer des collaborations stratégiques qui permettront de créer de nouveaux programmes et de développer des partenariats durables.
Lors de ce déplacement, nous avons effectivement participé à la conférence CCID (Community Colleges for International Development) à Washington DC, ce qui nous a permis d’approfondir notre compréhension des enjeux liés à l’internationalisation et des dispositifs de financement pour ces établissements. Cette expérience a ouvert de nouvelles perspectives pour des projets futurs de mobilité académique, grâce aux nombreuses rencontres avec des institutions et organisations internationales présentes.
Nous avons aussi visité l’American University à Washington DC, une université partenaire reconnue à l’échelle internationale, notamment dans le domaine de l’informatique. Bien que nous ayons déjà un partenariat avec eux pour des échanges académiques non diplômants, notre objectif est d’élargir cette collaboration en développant un double diplôme. Cette rencontre a été particulièrement enrichissante, car elle nous a permis d’identifier les besoins spécifiques de notre partenaire, de proposer de nouveaux axes de collaboration, et d’ajuster nos propositions pour mieux y répondre. Enfin, nous avons organisé une session d’information pour encourager les étudiants américains à venir étudier chez nous, renforçant ainsi notre partenariat avec cette institution.


Alexandre Phan, responsable des relations internationales (région Est) sur sa mission en Thaïlande
Notre mission en Thaïlande a débuté par la rencontre avec notre partenaire KMUTNB et son College of Industrial Engineering, où une trentaine d’apprentis CESI effectuent des stages chaque année. Cette visite a été l’occasion d’échanger avec les laboratoires et les enseignants-chercheurs qui encadrent nos étudiants. Nous renforçons également notre relation avec l’université, grâce à l’extension du partenariat à la faculté d’Information Technology and Digital Information. Le hasard nous a également permis de croiser des étudiants thaïlandais, accueillis en séjour recherche à CESI LINEACT les années passées.
Notre passage à Bangkok a aussi marqué une étape clé : l’officialisation de notre coopération avec l’Université Kasetsart. Fondée en 1943, elle est non seulement la troisième plus ancienne université du pays, mais aussi la plus grande, accueillant plus de 70 000 étudiants sur quatre campus. Grâce à notre accord avec l’International College, de nombreuses opportunités d’échanges académiques s’ouvrent pour les années à venir.



Laurianne Giteau, responsable des relations internationales (région Ile-de-France, Centre) sur sa mission en Afrique
Début mars, j’ai eu l’opportunité de participer à une mission d’une semaine en Afrique de l’Ouest afin de renforcer nos partenariats au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Nous avons d’abord visité deux classes préparatoires partenaires au Cameroun. Étant donné que la période était propice aux vœux d’orientation, nous avons refait une présentation de nos programmes pour aider les élèves à choisir leur futur parcours et leur établissement d’accueil. Nous avons aussi rencontré Campus France au Cameroun pour établir de nouveaux processus pour faciliter la délivrance des visas. Par exemple, nous avons convenu de leur envoyer une liste des étudiants admis afin de vérifier les dossiers de manière plus fluide.
Ensuite, nous avons poursuivi notre voyage en Côte d’Ivoire, où nous avons visité une prépa, financée par le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Là encore, nous avons échangé avec les équipes pédagogiques et rencontré les élèves. Ces temps d’échanges ont permis de renforcer nos liens et d’échanger sur la pédagogie. Nous avons également pris le temps de rencontrer les responsables des relations internationales à l’ambassade de France pour discuter de notre partenariat et renforcer notre collaboration avec la Côte d’Ivoire. De plus, nous avons rencontré une école qui envisage d’ouvrir une classe préparatoire dans les prochaines années. Ainsi, nous avons eu un premier contact constructif et échangé des informations pour envisager ce futur partenariat.
L’un des moments forts de notre séjour en Côte d’Ivoire a été notre rencontre avec Monsieur Koffi N’GUESSAN, ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Très engagé dans la formation des jeunes, il a exprimé son soutien pour la mobilité internationale et a insisté sur l’importance de la formation des jeunes Ivoiriens en France, avec l’idée qu’ils reviennent ensuite contribuer au développement du pays. Ce fut une rencontre brève mais marquante, qui a renforcé notre relation avec les autorités locales.
Enfin, nous avons terminé notre mission au Sénégal, où nous avons rencontré les élèves et les équipes pédagogiques de l’Institut Sainte Jeanne d’Arc. Nous avons présenté nos programmes et l’accompagnement proposé aux étudiants qui souhaitent rejoindre CESI. Cette rencontre a également permis de répondre aux inquiétudes des familles qui laissent partir leurs enfants pour faire leurs études en France.
Cette mission a été l’occasion de renforcer nos partenariats existants, de poser les bases de nouveaux projets, et de rencontrer de nombreux acteurs clés, tout en découvrant mieux les enjeux locaux et les obstacles que rencontrent nos partenaires. Pour moi, étant encore nouvelle dans cette fonction de responsable des relations internationales, ce voyage a été une véritable immersion dans le réseau et une occasion d’établir des contacts importants pour l’avenir.



En conclusion
Les missions internationales des responsables des relations internationales sont fondamentales dans la stratégie d’internationalisation des établissements. Elles permettent de renforcer les partenariats existants, d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration et d’adapter les programmes aux exigences internationales. Chaque déplacement, qu’il soit aux États-Unis, en Thaïlande ou ailleurs, joue un rôle crucial dans l’enrichissement de la mobilité étudiante, l’élargissement des réseaux de coopération et la consolidation des partenariats stratégiques à long terme.